Presse étrangère inquiète face au nouveau report de l’accès à Gaza et aux tensions régionales
Contexte: le report de l’accès à Gaza et ses répercussions médiatiques
La presse étrangère réagit avec consternation au nouveau report de la Cour suprême israélienne sur l’accès indépendant à Gaza. Depuis le déclenchement du conflit en octobre 2023, Israël limite l’entrée des journalistes étrangers et n’accorde que des dérogations au cas par cas pour accompagner des troupes dans le territoire assiégé.
L’Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) a exprimé sa consternation. Représentant des médias internationaux en Israël et dans les territoires palestiniens, la FPA regroupe des centaines de professionnels et avait sollicité, il y a plus d’un an, un accès immédiat à Gaza.
Échos du conflit: Liban, Gaza et fronts régionaux
Du côté du Liban, les Gardiens de la Révolution d’Iran ont appelé à venger l’assassinat du chef militaire du Hezbollah Haitham Ali Tabatabai, survenu au Liban, en rappelant le droit de l’axe de la résistance à répondre.
La branche militaire du Jihad islamique a annoncé avoir retrouvé le corps de l’un des trois otages morts encore détenus à Gaza. Selon les Brigades al‑Qods, le corps retrouvé appartient à l’un des prisonniers décédés dans les zones contrôlées par l’armée israélienne, et une source interne du mouvement a confirmé l’identification.
Le Hezbollah a confirmé la mort de Tabatabai après une frappe israélienne en banlieue sud de Beyrouth; l’armée israélienne a affirmé avoir ciblé ce cadre du mouvement pro-iranien. Le Hamas, pour sa part, a dénoncé ces affirmations et soutenu ne pas disposer d’installations militaires dans les camps palestiniens au Liban, selon ses responsables.
Les bilans libanais font état d’au moins un mort et d’une vingtaine de blessés dans la zone visée par la frappe, et les autorités appellent à une réponse internationale pour préserver la sécurité régionale. Le Premier ministre israélien a répété sa détermination à empêcher un réarmement du Hezbollah et du Hamas, et à poursuivre les opérations sur plusieurs fronts.
Réactions et considérations régionales
La visite et les actions militaires suscitent de fortes répliques des voisins et de grandes puissances; l’Union européenne et d’autres acteurs appellent au strict respect du droit international et au contrôle des escalades.
Humanitaire et sécurité: Gaza et au‑delà
La Gaza Humanitarian Foundation (GHF), soutenue par Israël et les États‑Unis et critiquée par l’ONU, a annoncé la fin officielle de sa mission à Gaza après avoir distribué plus de 187 millions de repas gratuits, assurant que l’aide est arrivée directement auprès des civils sans détournement par le Hamas ou d’autres entités.
Sur le plan militaire, le 7 octobre 2023 marque une révision des postes clés en Israël: quatre généraux ont été remplacés ou mis à l’écart, dont le général Haliva et le général Basyuk; le Général Finkelman avait quitté son poste de commandement pour la région sud. Haliva a par la suite démissionné en 2024, invoquant sa responsabilité dans l’attaque attribuée au Hamas lors de cette journée, et Finkelman est allé de son côté vers d’autres responsabilités.
Conflits et réponses internationales
La semaine a aussi été marquée par des attaques transfrontalières: des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont causé des morts et des blessés; l’armée israélienne affirme viser le Hezbollah et poursuit ses opérations sur le terrain.
Au Liban, le ministère de la Santé a recensé des morts et des blessés dans la ville et la zone touchées; des attaques et des échanges de tirs se poursuivent, accentuant la volatilité régionale. Le président libanais a appelé à l’intervention internationale pour mettre fin à ces hostilités et préserver la stabilité du pays et de la région. Par ailleurs, le Premier ministre israélien a annoncé des mesures pour dissuader les groupes armés et protéger les populations civiles.
Sur le plan européen, l’Union européenne envisage de former jusqu’à 3 000 policiers dans la bande de Gaza afin d’aider à stabiliser le territoire et à assurer la sécurité, à l’image de programmes déjà déployés en Cisjordanie.
Cadre diplomatique et cessez-le-feu
Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté une résolution qui soutient le plan du président américain Donald Trump, prévoyant le déploiement d’une force internationale pour sécuriser les frontières, démilitariser Gaza et désarmer les groupes armés non étatiques, dans une approche visant à établir une sécurité durable. Le Hamas a réagi en qualifiant d’escalade les actions israéliennes et demande aux États‑Unis de faire pression pour le respect du cessez-le-feu.