Guerre en Ukraine : Meloni privilégie l’approche du plan américain et invite à se concentrer sur l’essentiel
Contexte et positions des dirigeants
Lors du sommet du G20 à Johannesburg, la première ministre italienne Giorgia Meloni a précisé qu’il n’était pas nécessaire de présenter une contre-proposition complète au plan américain destiné à mettre fin au conflit russo-ukrainien. Elle a néanmoins signalé que plusieurs points du document lu semblaient acceptables et a estimé qu’il convenait de privilégier le travail sur la proposition existante en se focalisant sur les questions jugées essentielles.
Genève et avancées sur le plan en 28 points
À Genève, responsables américains et ukrainiens se retrouvaient pour examiner le plan en 28 points formulé par Donald Trump. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé publiquement sa reconnaissance envers les États‑Unis et personnellement envers M. Trump pour l’aide apportée, notamment les missiles Javelin qui, selon ses mots, ont sauvé des vies ukrainiennes. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio et Andriï Iermak, négociateur ukrainien, ont salué les « bons progrès » des pourparlers et indiqué que les discussions se poursuivraient dans la soirée.
Réactions européennes et position de l’UE
Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est déclaré sceptique quant à la probabilité d’un accord sur ce plan d’ici la date fixée, en raison des divergences persistantes entre les parties. De son côté, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a réaffirmé le rôle central de l’Union européenne dans tout processus de paix crédible et durable, estimant que l’Ukraine doit pouvoir choisir son destin et que le cadre proposé ne doit pas alimenter de futurs conflits. Elle a souligné le besoin pour Kiev d’avoir une voie européenne réelle et assumée par ses partenaires.
Éléments du terrain et contexte militaire
Sur le front est, l’armée russe a revendiqué la prise de trois localités : Petrivske dans la région de Donetsk, et Tikhé ainsi qu’Otradné dans la région de Dnipropetrovsk. L’armée ukrainienne se bat pour maintenir ses positions dans certaines forteresses et a connu des difficultés dans plusieurs secteurs du front nord et sud, où les lignes de front n’étaient pas immuables depuis plusieurs mois.
Dialogue à Genève et implication des partenaires européens
La délégation ukrainienne présente à Genève pour discuter du plan américain était accompagnée des conseillers à la sécurité nationale de la France, de l’Allemagne et du Royaume‑Uni, qui de leur côté rejoignaient les discussions avec les responsables américains et ukrainiens. Andriï Iermak a indiqué que des discussions avec les conseillers à la sécurité des Étas‑Unis et d’autres partenaires devaient se poursuivre afin d’harmoniser les positions autour des prochaines étapes.
Développements diplomatiques et clivages
Le président américain Donald Trump a affirmé que son plan pour mettre fin à la guerre n’était pas nécessairement sa « dernière offre ». Dans ses échanges, il a souligné la nécessité d’une résolution rapide, sans toutefois détailler les modalités exactes. Pendant ce temps, les dirigeants européens réunis au G20 ont insisté sur l’importance de la collaboration multilatérale et du rôle de l’Union européenne pour parvenir à une paix durable, tout en rappelant que l’Ukraine devait être associée à la recherche d’un accord.
Contexte politique et transparence financière
En parallèle, le président Zelensky a signé un décret formant une délégation chargée de participer au processus de négociation avec les États‑Unis et d’autres partenaires internationaux, ainsi qu’avec des représentants russes. Cette délégation sera dirigée par Andriï Iermak et comprendra notamment des responsables des services de sécurité et d’état-major. Par ailleurs, la Biélorussie a annoncé la grâce de 31 citoyens ukrainiens dans le cadre d’un accord entre les présidents Loukachenko et Trump, selon la télévision d’État. Enfin, l’Ukraine a annoncé l’ouverture d’un audit du secteur de la défense en raison d’allégations de corruption impliquant des proches du pouvoir.
Points clés et perspectives
Le texte en discussion, connu sous forme de plan en 28 points, est perçu à Kiev comme une base qui nécessitera des ajustements et une coordination renforcée entre les États‑Unis et les partenaires européens. Des participants et des observateurs insistent sur le fait que l’Europe et l’Ukraine doivent être pleinement associées aux discussions et que le droit international demeure un cadre de référence essentiel pour éviter toute reprise des hostilités et garantir une paix durable.